Cargo

 

 

Il y a sur le quai des senteurs océanes,

Et des parfums poivrés, d’épices et d’aromates,

Qui reviennent en bouquet, du côté des douanes,

En effleurant mes sens, comme une brise moite,

 

A l’autre bout du port le cargo est à quai,

Assise sur un casier une fille nous chante,

Un fado nostalgique, ce qui me rend inquiet,

Quant à mon avenir, et ton visage me hante,

 

Qu’allons-nous devenir, je vois bien ton ventre,

Qui grossit s’arrondit, alors que moi je pars,

Fallait me retenir, je me dis diantre,

Qu’ensemble on aurait pu, prendre un nouveau départ,

 

Misérables amants, que ces amants qui fuient,

Il y a sur le pont des senteurs océanes,

Je vois « la bonne mère » s’enfoncer dans la nuit,

Et autour des marins des volutes de gitanes.

 

 

 

4 réponses

  1. Bonjour Pierre,

    Très joli texte, entre le mélodrame entendu et ce départ des âmes égarées, l’un reste, l’autre part. Qui a le mauvais rôle dans ce jeu des amants… La vie, il me semble.

    Amitiés poétiques.

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