Le Chemin de Compostelle


Version 2020

Le Chemin de Compostelle 

(Via Podiensis) 


Un rêve inavoué, c’est celui de partir,  
Et déranger les pierres, pour pouvoir s’investir,  
Façon de découvrir qui sait un monde meilleur,
Changer le quotidien et retrouver l’envie,
Le p’tit coup de folie qui bascule la vie, 
Enfin s’en aller voir ce qui se passe ailleurs;

Ami prends ton bâton, ta gourde et ton chapeau,
Une coquille Saint Jacques en guise de drapeau,
Moi j’ai dans ma tête le chemin de Saint Jacques,
Glissé dans ma poche, le bon crédencial,
Passeport pour cheminer, sur les voies provinciales,
Le chemin sera long, ne charge pas ton sac,
C’est au Puy-en-Velay, le départ du voyage,
Sur la Via Podiensis pour le pèlerinage,
Qu’on se réunira, objectif Compostelle, 
Si le doute est permis car le chemin est long,
Dans cette épreuve il faut, que point nous reculions,
Dans les grandes abbayes tous les vitraux constellent,

Et si les bâtisseurs ont fait les cathédrales,
C’est bien pour approcher de plus près les étoiles,
Il faut serrer les dents, même si tu as faim,
L’ombre du pèlerin s’inscrit dans les chemins,
Comme la croix de bois veille sur nos lendemains
Pour vivre le bonheur sous l’horizon sans fin,
Ressens-tu la douleur qui te prend les genoux,
Je vois ceux qui riaient quand ils plantaient les clous,
Dans la chair de celui qui un jour s’est fait homme,
Sur ce chemin sacré de pierres et de rameaux,
J’avance et prends mon temps, le fond du ciel est beau,
Preuve que tous les chemins ne mènent pas à Rome,

Le soir nous coucherons dans un vieux monastère,
Cher à tous les « Jacquets » où tout y est mystère,
Pour rejoindre confiant le col de Roncevaux,
Où tu découvriras la brèche de Roland,
Et avec la grâce le son du cor à vent,
Qui circule furtif, par les monts et les vaux,
Franchies les Pyrénées le chemin continue,
Nous sommes en Espagne, on nous souhaite bienvenue,
Restent quelques étapes pour joindre Compostelle,
Fin de la solitude, autre pèlerinage,
On y rencontre là différents personnages,
Seuls les saints de pierre ciselée de dentelle,
Parlent aux pèlerins, c’est la fin du voyage,
Nous avons vu châteaux, églises et ermitages,
Mais as-t’on prit le temps de voir tout en chemin,
Car cet itinéraire est tant chargé d’histoire,
De légendes et pour moi de rêves prémonitoires
Mais là je vois les tours qui surgissent au loin ;

Un rêve impossible, c’est celui de partir,  
Bouger les habitudes, pour pouvoir s’investir,  
Façon de découvrir qui sait un monde meilleur,
Changer le quotidien et retrouver l’envie,
Le p’tit coup de folie qui bascule la vie, 
Enfin s’en aller voir ce qui se passe ailleurs.

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