La Vieille

 

la-vieille-au-fagot

Elle traîne la jambe la vieille,
Et marche de guingois,
Sait que c’est pas la veille,
Qu’elle s’en ira au bois,

C’était toute sa vie,
Sa campagne ses champs,
Mais elle n’a plus envie,
Elle s’en va trébuchant,

Alors elle se raisonne,
Elle va du lit au lit,
Écoute l’heure qui sonne,
Au clocher d’l’abbaye,

Il y a certains soirs,
Ou tout devient mystères,
L’âme dans le brouillard,
Elle quitte cette terre,

Son bel esprit voyage,
Et son âme s’égare,
Elle voit d’autres images,
Un autre quai de gare,

Elle ne fait pas semblant,
Elle fait son petit Prince,
La bas tout est si blanc,
Elle aime ces provinces,

Et quand elle se réveille,
Qu’est ce qu’elle se sent heureuse,
La haut c’est une merveille,
Dit qu’elle est amoureuse,

Est un signe du destin?
Elle a peur de demain,
Elle en perd son latin,
A demandé ma main,

Elle traîne la jambe la vieille,
Et marche de guingois,
Sait que c’est pas la veille,
Qu’elle reverra son bois.

2 réponses

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vérification (anti-robot) * Le temps imparti est dépassé. Merci de recharger le CAPTCHA.

For spam filtering purposes, please copy the number 2178 to the field below: