Les Mains de Grand Mémé

Lorsque je lui parlais,
Je n’avais pas l’impression de perdre mon temps.

Je regardais ses mains,
Usées par le labeur,
Pensant qu’à l’examen,
Elles étaient en douleur,

D’avoir tant travaillé,
Aussi d’avoir aimé,
Oui elles étaient usées,
Les mains de Grand Mémé,

Car avec sa cousine,
Quand elles étaient enfants,
Travaillaient à l’usine,
Et n’avaient que dix ans,

C’était un travail d’homme,
De fabriquer des cardes,
Et les bêtes de somme, 
N’étaient pas des gaillardes,

Je regardais ses mains,
Fabriquer la dentelle,
Je vois son tour de main,
Pour les dessous des belles,

Et je m’imaginais,
Que c’était pour des reines,
Moi petit blondinet,
Qu’elle prenait de la peine,

D’avoir tant travaillé,
Aussi d’avoir aimé,
Oui elles étaient usées,
Les mains de Grand Mémé,

Et je reste en amour,
Depuis qu’elles se reposent,
En gentil troubadour,
Ce texte je dépose.

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