Les Poètes 2019

Ils traversent le temps, assis sur leur nuage,
On dit qu’ils ont mille ans, ils sont un peu volages,
Entre leurs quatre murs, ils font des songes obscurs,
Pour eux l’amour en cage, n’est pas une sinécure,

S’ils trempent volontiers, la plume dans les larmes,
C’est qu’à la vérité, ce sont leurs seules armes,
Pour aller un peu plus se perdre dans l’absinthe,
Faisant rimer matin dans une dernière étreinte,

Ils taquinent la muse, pêchent dans les étoiles,
Mêlent leurs amours mortes d’un parfum de scandale,
Et vivent leur bohème, plus vite que le vent,
Parfois jusqu’au blasphème, ce sont des survivants,

Qui connaissent l’angoisse, de ces affreuses nuits,
Du papier blanc qu’on froisse, à l’approche de l’ennui,
Nous parlent de la mort comme tu parles de la vie,
En faisant des sonnets qui rendent l’âme ravie,

Rêvent souvent de partir, une plume à la main,
Surtout ne pas vieillir, devant leur parchemin,
Et quand ils meurent enfin, sont portés au pinacle,
C’est le mot de la fin, leur tout dernier spectacle.

Disparus ou vivants, les poètes chevelus
Ont marqué nos mémoires avec leur répertoire,
Ils font la pige au temps, car on les a tous lus,
Puissent ces quelques vers enfin leur rendre gloire.

2 réponses

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