Ma Seine

Moi mon enfance c’est la Seine,
Qui coule et rime avec Verlaine,
Ce n’est pas la Seine de Prévert,
Mais celle de Gustave Flaubert,

Paisible et fier petit ruisseau,
Qui sort à peine de son berceau,
Seine se faufile sur le plateau
De Langres, et descend du coteau,

Coule de source à travers champs,
Puis devient fleuve en grandissant,
Elle ravine dans la campagne,
Et puis sur son passage castagne,

Elle passe sous des ponts jolis,
Soudain c’est le coup de folie,
Quand elle arrose notre Paris,
Et frôle la conciergerie,

Au Pont Saint Michel se tortille,
Sous les pierres de la Bastille,
Un clin d’œil au zouave de l’Alma,
Là c’est une question de karma,

Entre falaises et puis méandres,
Elle commence à se détendre,
À l’approche de la Normandie,
Rollon et les poètes maudits,

Puis elle suit son itinéraire,
Impatiente d’épouser la mer,
Ce n’est pas la Seine de Prévert,
Mais celle de Gustave Flaubert,

Qui renaitra tout comme hier,
Petit ruisseau et grande rivière…

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