Mam’zelle Lison

Faisant peau neuve chaque saison,
Un beau matin Mam’zelle Lison,
Se prit un jour d’une passion,
Pour un jeune et bel Apollon,

Elle avait un grand coeur Lison,
Coeur d’artichaut en déraison,
Cherchait les fruits de la passion,
Les yeux fixés sur l’horizon,

Mam’zelle Lison, Mam’zelle Lison,
Vous aimez bien trop les garçons
Mam’zelle Lison, Mam’zelle Lison.
Vous en changiez à chaque saison,

Victime d’une grande trahison,
On la vit en pleine abandon,
Mais dans le p’tit cœur de Lison,
Pas possible de guérison,

Après rupture de liaison,
Ne supportant pas sa déception,
Elle perdit ma foi la raison,
Et ne connut plus de saison,

Mam’zelle Lison, Mam’zelle Lison,
Vous qui ne disiez jamais non,
Mam’zelle Lison, Mam’zelle Lison.
Vous la marchande des quatre saisons,

Nous t’aimions bien petite Lison,
Et aux premières floraisons,
Nos pensées sont pour toi Lison,
Marchande des mortes-saisons.

 

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