Mon Vieux Piano

 

« Objets inanimés avez vous donc une âme? »

Alphonse de Lamartine

Il est désaccordé pourtant j’ai caressé,
Bien souvent son clavier, je l’ai même malmené,
En frappant sur ses touches tel un grand forcené,
Je ressentais son âme, comme un oiseau blessé,

Car ce bel instrument me rendait mégalo,
Quand Beethoven sur moi déchaînait sa folie,
Que Chopin aiguisait toute ma mélancolie,
Voilà que ces musiques m’arrachaient des sanglots,

Alors je jouais blues entre douceur et peine,
Mais toutes les mélodies quand je pensais à Elle,
Me revenaient pêle-mêle bien sur à titre d’ailes,
Désaccords harmoniques qui devenaient rengaines,

Que reste t-il ce soir mon cher et vieux piano,
A l’intérieure de toi, l’écho d’un certain temps,
Complainte ou ritournelle ou bien chanson du vent,
Romance inachevée, maintenant tu joues faux,

Mais pas de jérémiades tu es désaccordé,
Respect pour ton silence piano de mon enfance,
Toi qui me faisait chaque jour part de tes confidences,
Sache que dans mon cœur toujours je t’ai gardé,

Dans le petit salon il y avait un piano,
Qui était l’instrument de ma douce jeunesse,
Je l’entends dans ma tête qui jouait sans faiblesse,
Il reste en solitude dans une chambre du haut.

 

 

2 réponses

  1. Bonsoir une sublime poésie
    Nostalgie du temps qui s’en va,
    Mais le coeur est là
    Pour ce tendre piano en instance
    qui a bercé ton enfance
    Il est bien vivant, même si il n’a plus chanté
    Peut-être, attend t-il tes doigts pour le caresser
    Toucher abandonnées
    Qui sait qu’elles s’accorderons
    Juste avec ton âme en accordéons
    Car la musique est magique
    Avec ces notes fantastiques

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