Si tu étais…

Si tu étais le jour, je te reconnaîtrais,

Car je serais la nuit,

Si tu étais un astre, je te ferais rêver,

Car je serais la lune,

Si tu étais l’hiver, je te réchaufferais,

Car je serais l’été,

Si tu étais le loup, moi je serais l’agneau,

Et qui sait un grand frère,

Si tu étais zéphyr, je te reconnaîtrais,

Car je serais tempête,

Si tu étais lumière, moi qui ne suis que d’ombre,

Je serais ton amant,

Si tu étais musique, je serais ton silence,

Ou ton accord parfait,

Si tu étais la rime,

Moi je serais le pied, l’enjambement heureux

De tes phrases harmoniques,

Si tu étais la rose, je serais le parfum,

Qui sent bon sur ta peau,

Si tu étais la plume, je serais un doux vent,

Qui t’apporte son souffle,

Si tu étais l’écume, je serais une eau vive,

Éternelle qui ruisselle,

Si tu étais désert, pour te désaltérer,

Je serais l’oasis,

Si tu étais sanglot, moi je serais la larme,

De tes amours défuntes,

Si tu étais le vers, je serais la mesure,

De tes alexandrins,

Peut être le vers libre sans repos ni césure,

Au rythme des passions,

De ton cœur qui bat fort, et de ta fantaisie,

Mais ton charme est si doux que,

Tu n’es que le début de cette histoire sans fin…

 

 

6 commentaires

  1. « Magnifique » mais ce mot est tellement usité qu’il en devient banal – Permettez que j’ajoute un de mes poèmes en espérant ne pas vous ennuyer

    L’OMBRE et la LUMIERE

    Tu es la lumière et moi l’obscurité
    Comment peut-on cohabiter
    Si quand tu arrives je disparais

    Moi qui voudrais tant rester
    Pourquoi viens-tu pour me chasser ?

    Accorde-moi je t’en supplie
    Quelques zones d’ombres là où tu es
    Un endroit mal éclairé pour subsister

    Un espace tamisé où nous pourrions nous retrouver

    Si tu t’infiltrais par mes volets fermés
    Sans vraiment m’illuminer
    Je t’épouserais sans appréhender

    Nous pourrions mêler nos couleurs opposées
    Comme le café se mêle au lait
    Et nous unir à tout jamais
    Dans la demi-obscurité

    Et j’aurais pour vivre à tes cotés
    Ces instants privilégiés
    De l’aube naissante ou du coucher

    1. Merci pour votre commentaire que j’apprécie. J’ai bien aimé votre poème « L’ombre et la lumière ». L’écriture est une passion que nous partageons. Pas sun jour sans une ligne. Poètiquement vôtre. P. Cléon

  2. je le trouve si beau ce poème. Je suis une mamy( et même une arrière-arrière mamy) de 91 ans qui slame toujours- et j’ai une soirée aujourd’hui, mardi, me donnez-vous l’autorisation de la lire en vous nommant, bien sur

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